Journées internationales pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

       

Nous marcherons et nous avons marché nous toutes et tous contre toutes les violences faites aux femmes les 23 et 24 novembre.
Le 25 novembre, c'est la journée internationale de lutte contre les violences masculines.


Nous avons marché le samedi 23 novembre, à Paris à la marche organisée par le collectif #Noustoutes, et dans toute la France pour crier notre colère contre l'impunité des hommes, coupables de violences contre les femmes et les filles.

80% des plaintes classées sans suite, le rapport est accablant. L'aide aux victimes des femmes victimes de violences conjugales est insuffisante, de l'avis même de la ministre de la Justice. "Très clairement, ça ne va pas... La chaîne pénale n'est pas satisfaisante", déclarait dimanche 17 novembre la Garde des Sceaux.

94.000 femmes violées et 225.000 femmes victimes de violences conjugales chaque année en France.
Aussi il y aura le son assourdissant du silence des 137 femmes déjà tuées en 2019, victimes de féminicides, et celui de toutes les femmes que les violences masculines ont détruites ou poussées au suicide.
Il y a aussi la souffrance des 4 millions de femmes et hommes victimes d’inceste`
Le silence des 165.000 enfant.es violées chaque année en France, dans une quasi-totale impunité (0,4% des violeurs pédocriminels, et 1% des violeurs seront condamnés).
Ces chiffres ne sont pas que des statistiques, c'est aussi un constat réel, et concret.

Pourquoi est-ce si lent ? Les femmes n'ont pas le temps d'attendre.
Nous voulons que le Grenelle contre les violences conjugales débouche sur des mesures concrètes, transversales à toutes les violences faites contre les femmes, et dotées du budget nécessaire.
Nous voulons que la “grande cause du quinquennat” signifie politique publique ambitieuse, avec une méthode, des mesures, des moyens, ainsi qu'une évaluation systématique et transparente des dispositifs mis en place.
Contre toutes les violences masculines, contre toutes les violences, pour l’universalité des droits fondamentaux des femmes et des filles.
(*) Texte d’appel inspiré par le discours “Je veux une trêve de 24h durant laquelle il n’y aura pas de viol” d’Andréa Dworkin, pionnière de la lutte contre les violences masculines et du système porno-prostitutionnel.

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